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Amérique du Sud

14 Juin

// News au 14.06.2013 //

Salut à vous !

Et oui, nous voilà rentrés depuis 3 mois déjà…

Encore merci pour tous vos messages, ça fait tellement chaud au cœur.

Le 11 mars dernier, on débarquait à Toulouse...

Le 11 mars dernier, on débarquait à Toulouse… Crédit Photo : Papynat

IMG_10242_Tomber le voile blanc...

// News au 8.03.2013 //

Toutes les bonnes choses ont une fin…

Nous profitons des derniers jours à Buenos Aires, grande mégalopole argentine (quasi 13 millions d’habitants), où l’on a retrouvé des copains du basket (Natou et Sébas’ + leurs enfants Dimitri et Marie), qui sont repartis hier soir vers Toulouse…
Nous rentrons à notre tour sur la ville rose, ce lundi 11.03 au soir, les cœurs lourds (faut l’avouer…) mais les têtes tellement bien remplies,
Nous presse de tous vous revoir, de vous serrer dans les bras, on s’organise rapidement pour vous voir, les uns les autres,
En attendant, quelques images de notre trekking de 7 jours dans le grand parc national chilien « Torres del Paine »,
la « cerise sur le sac à dos » de notre périple d’un an, dans une Patagonie, qu’on a tant aimé…
Le Parque Nacional Torres del Paine en quelques chiffres…
2 422,42 km2
7 jours
6 nuits sous tente
2 jours et 1 nuit de pluie sans discontinuer
2 sacs BEAUCOUP TROP lourds à porter (avec plus de 10 kg de bouffe : brocolis, oignons, courgette, crème fraîche, fruits en boîte…)
4 cours d’eau traversés sans pont
1 soupe de pâtes renversée dans la tente
2 paires de chaussures définitivement bonnes à jeter…et plein d’autres choses que l’on vous racontera !
 on vous embrasse et on vous dit à très vite
IMG_9669_Premiers pas dans le Parque Nacional Torres del Paine
IMG_9734_Pampa style !
IMG_9955_On se croirait en Norvège (Lago del Patos)
IMG_9991_L'impressionnant Glaciar Grey
IMG_10097_Gros plan de la partie Nord des Cuernos del Paine
IMG_10187_Le Glaciar del Frances se dévoile timidement
IMG_10377_L'une des nombreuses rivières que l'on a du traverser... par tous les moyens !
IMG_10534_Les fameuses Torres del Paine !

// News au 17.02.2013 //

En Patagonie, il n’y a pas que Florent Pagny…

… il y avait nous aussi !
Au pied de l'imposant Fitz Roy (3359 m)Au pied de l’imposant Fitz Roy (3359 m)
Et bien, ça y est, ça en est fini de notre aventure à vélo et contre toute attente, nos deux montures (achetées au Chili) ont tenu le choc,
pour affronter les 842 km que l’on a fait au final sur le 1247 km que compte la Carretera Austral (http://fr.wikipedia.org/wiki/Carretera_Austral) !
La Carretera Austral, une route qui relie Puerto Montt à Villa O'Higgins (Chili)
La Carretera Austral, une route qui relie Puerto Montt à Villa O’Higgins (Chili)
On a roulé une bonne partie sur du ripio bien dégueu (en bref, on a pris toute la mesure de ce à quoi correspond l’expression « tôles ondulées ») mais on a aussi eu de l’asphalte (plus confort quoi qu’avec nos pneus VTT, c’était pas la panacée non plus !). Pas eu de grosse casse sauf le dernier jour, le dérailleur de Krol qui a explosé en vol (un signe ?) On a donc fini en poussant le vélo pour le passage de frontière chileno-argentine et en mini-bus pour rejoindre El Chalten, un peu rude comme fin d’aventure, mais c’était le jeu ! (et on croyait qu’on allait perdre bien avant). Sinon à part ça + deux/trois crevaisons un changement de jeu de pédales et de plaquettes de freins pour Sylvio, se pasa nada !
La Carretera Austral, berceau de sacrées amitiés
La Carretera Austral, berceau de sacrées amitiés
Et ce que l’on retient de ce périple d’un mois à vélo ? Que du bon ! Cette partie du voyage a été un vrai bonheur, une révélation même,

on a rencontré des gens super (foncez donc voir les sites Internet de nos deux nouveaux copains suisses qui nous viennent d Alaska, les Lego Voyageurs : http://www.lego-voyageurs.ch et nos deux nouveaux copains bretons (Nantes) : www.dring-dream.org) et découvert un moyen de voyager idéal, d’autant qu’on a eu un bol insolent : la météo a été idyllique… 3 jours de pluie non stop au tout début (manière de nous faire douter et de nous mettre en jambes) mais ensuite, que du chaud, du beau (ou presque) pendant tout le reste du mois ! Voilà une expérience qu’on aurait bien envie de renouveler dans le futur…

Le Cerro Torre, un sommet longtemps considéré comme le plus difficile à gravir au monde...
Le Cerro Torre, un sommet longtemps considéré comme le plus difficile à gravir au monde…
On a donc traversé le Chili du Nord au Sud et l’on a basculé ensuite en Argentine, pour faire un super trek de 4 jours du côté des monstres patagons Cerro Torre (3102 m – http://fr.wikipedia.org/wiki/Cerro_Torre) et Fitz Roy (3405 m – http://fr.wikipedia.org/wiki/Fitz_Roy). S’approcher au pied ou aux environs de ces montagnes mythiques, a été là encore un grand moment de notre voyage (d’autant que l’on a, une nouvelle fois, eu une météo favorable). Nous offrant un puissant sentiment de liberté, de ceux qui vous poussent généreusement dans le dos et vous donnent des ailes.
Avant de continuer notre route à El Calafate, au plus près du glacier Perito Moreno, un ogre de glace aux chiffres presque aussi effarants qu’une pluie de météorites… Le Perito Moreno (http://fr.wikipedia.org/wiki/Glacier_Perito_Moreno), c’est de la glace sur une surface de 250 km2 et une longueur de 30 km… C’est 5 000 m de front et 60 m de hauteur avec une avancée d’environ 2 m par jour. À certains endroits son épaisseur atteint même 700 m. Dingue, hein ?!!
Autre monstre patagon, le glacier Perito Moreno
Autre monstre patagon, le glacier Perito Moreno
Tout va donc très bien pour nous, on profite de chaque instant, et ces semaines en Patagonie, c’est vraiment la cerise sur le sac à dos !

// News au 1er.01.2013 //

Bonne année !

Que 2013 vous apporte ce doux sentiment de liberté qui nous réjouit tant en ce moment. Qu’il souffle longtemps sur vos visages, comme le vent de l’Altiplano hier et celui de la Patagonie aujourd’hui sur les nôtres…

Merci pour vos petits mots sur le site, sur Facebook… et bien sûr tous vos mails et vos jolis vœux !

Bonne année 2013 !
Bonne année 2013 ! (Laguna Colorada, Sud Lipez, Bolivie)

Après avoir été dépaysés au Pérou pendant près de deux mois, traversé la Bolivie en 3 semaines par ses hauts plateaux, nous nous sommes équipés de deux vélos au Chili pour continuer l’aventure, face au vent qu’on aime tant…

Le Salar d'Uyuni
Le Salar d’Uyuni

Que d’aventures autour du lac Titicaca, côté péruvien puis bolivien, dans les alentours de La Paz puis dans le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez avant d’attaquer le Chili. On a passé les fêtes entre Valparaiso et l’île de Chiloé, et puis nous voilà désormais en Patagonie chilienne, au milieu de la forêt australe. Sur nos montures, plus ou moins entre les gouttes, nous mettons le cap au sud.

L'incroyable forêt australe
L’incroyable forêt australe
Pour cette nouvelle année, une pensée d’Oscar Wilde à mettre en action :
« Il faut toujours viser la Lune. En cas d’échec, on atterrit dans les étoiles.« 
A pieds joints, on est plus forts...
A pieds joints, on va plus loin…

// News au 20.11.2012 //

Le Canyon de la Colca : notre remake à nous de « 127 heures »

En quelques mots, 6 jours dans le Canyon del Colca (au nord d’Arequipa, Pérou), deuxième canyon le plus profond au monde (jusqu’à 3400 m), ça donne ça… 4 gros jours de marche, des paysages à couper le souffle et des souvenirs encore plein les poches :

Au creux du vide

– vue sur des milliers de terrasses andines encore cultivées

– au Mirador des Condors, en haut du Canyon, pas eu beaucoup de chance : pas vu beaucoup de bestioles, mais même au loin, les condors, ça impressionne !

– au fin fond du Canyon, la vue hallucinante d’une oasis naturelle : Sangalle… où l’on s’est baignés dans une piscine (eau thermale un peu chaude) avec une vue grandiose alentour

– des bestioles et des fleurs magnifiques croisées au détour des sentiers (ou sous le lit… hummm)

– des passages aériens ou à flanc de montagne, de la rando en plein cagnard, de la montée au cœur d’une végétation dense… un condensé incroyable de paysages divers et (pas a)variés

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– un plouf de nuit, face aux étoiles et face à la rivière Colca, dans un bain thermal à 40°… Magique !

– des villages (presque) fantômes dignes des meilleurs Sergio Leone

– des ponts/passerelles à traverser (c’est toujours mieux que des murs à franchir)

– et pour finir, une remontée du Canyon infernale… dans une sorte de bétaillère où l’on a commencé à 3 avec deux femmes magnifiquement apprêtées (dans le Canyon, les fringues et les chapeaux sont super colorés et tous brodés) pour finir, après 2h30 de route (ardue, bien entendu, avec vue directe sur le vide)… à plus de 15 ! (+ des tonnes de sacs / fagots / outils…, de poussière avalée et de gouttes transpirées !!!)

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// News au 3.11.2012 //

Machu Picsou

Comment va par chez vous ? L’hiver doit arriver à petits/grands pas, selon les régions… Prenez soin de vous !
Le site inca de MorayLe site inca de Moray
De notre côté, encore et toujours au Pérou pour quelques semaines. Après avoir atterri dans la brume de Lima, trekké dans la Cordillère Blanche (du côté de Huaraz), vagabondé et dormi sur le plateau de Marcahuasi (« Cacahuasi » en vrai, vu la décharge à ciel ouvert que c’est…), observé des milliers de pélicans et de cormorans à Paracas et sur les îles Ballestas, gravi les dunes de Huacachina (mais pas comme -presque- tout le monde en buggy, car c’est pas dans notre éthique, na !) et visité les sites incas de Moray et des Salinas de Maras…. nous voilà débarqués à Cusco !
Sans conteste, la plus belle ville qu’il nous a été donné de voir, depuis notre arrivée au Pérou ! Belles églises et couvents monumentaux donnent le change à de chouettes musées et à des bars/resto animés pour une ville certes super-touristique mais qui reste encore très abordable (on parle ici des tarifs mais aussi des contacts) et ma foi, fort sympathique à parcourir.
Un site à l'aura incomparable
Le Machu Picchu, un site à l’aura incomparable
Cusco est évidemment aussi pour plus de 99 % des touristes, la porte d’entrée pour le fameux… Machu Picchu ! Comme (presque) tout le monde, nous avons donc subi les affres de ce Machu Picsou (car très cher et victime de gros lobbyings, notamment par Orient Express pour le train) mais nous en sommes aussi ressortis… conquis ! (Là encore, comme tout le monde). On a pu obtenir le précieux sésame pour faire et le Machu Picchu (2500 entrées / jour) et le Wayna Picchu (400 entrées / jour), sommet situé à quelques centaines de mètres au nord de l’ancienne cité inca, qui culmine à 2 720 m d’altitude, dominant d’environ 360 mètres le site historique de l’ancien site inca, le Machu Picchu.
Séance zen depuis le Wayna Picchu
Séance zen depuis le Wayna Picchu
Superbes points de vue de tous les côtés et une belle récompense aux 700 m de dénivelé dans les pattes (une montée/descente au cœur de la jungle… waouuhhh !) + au réveil à 3h45 du matin (on a beau être matinal, ça fait mal) pour pouvoir arriver sur le site avant les bus touristiques sur-bondés ;-))
Un habitant du Machu Picchu
Un habitant du Machu Picchu
Car oui, c’est vrai, quel site grandiose ! Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, et surtout dans un cadre qui est (encore plus, à notre avis) spectaculaire, le tout a été parfaitement conservé (70 % d’origine) et restauré (30 %), car, oui, rien n’a été reconstruit ! Depuis des lustres, cette cité recèle de nombreux mystères, auréolés d’ailleurs par d’étonnants jeux d’ombre et de lumière (pour rappel, les Incas vouaient un culte au soleil). Ici, l’ensemble des constructions et des rites s’organisaient autour de la grande trilogie : le soleil, la terre et l’eau (le condor, le puma et le serpent). Ce site aurait été une résidence secondaire des souverains incas avec qui vivaient environ 1200 personnes au plus fort de son temps (réparties entre les agriculteurs, les souverains, les prêtres, les intellectuels, les comptables,… chacun ayant son quartier). La dernière découverte du site, celle qui est considérée comme officielle, a eu lieu le 24 juillet 1911 par l’américain Hiram Bingham.
Bon, pour en savoir plus, furetez sur le web qui regorge d’infos sur le sujet ;-)))

… le voyage continue !

// News au 11.10.2012 //

Poncho et flûte de pan

Nous revenons du « Trek de Santa Cruz », 4 jours de rando dans la Cordillère Blanche, de Vaqueria à Cashapampa (oui, les noms sont exotiques !). On est partis tous les deux et on s’est régalés. Que de paysages grandioses entre 3000 et 5000 m d’altitude. Nous étions donc dans cet étage qui se nome la « pampa ». Un étage où la végétation est unique.
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Nous avons essuyé le vent, la neige, le soleil, la pluie… bref un condensé d’un peu tout sur les 4 jours, mais à l’abri de la tente (la nuit qui tombe ici à 18h30) et de nos ponchos, nous avons pu marcher sans nous arrêter et passer ce fameux col à plus de 4750 m d’altitude Un petit exploit pour nous en raison de la lourdeur des sacs (pas de mule ni de cuisinier pour nous, comme ça se fait beaucoup ici, ces treks organisés « clé en main »). Une sensation unique où l’on se sent comme paralysé, asphyxié par le manque d’oxygène… bref…un instant magique.
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Nous espérons que vous allez toutes et tous bien, nous voyons passer vos petits mails de sympathie. Merci encore pour vos mots, nous avons ainsi l’impression de partager avec vous la vie en France. Pour fêter comme il se doit notre marche, nous allons avec un couple de Français se manger une crêpe dans un resto. C’est fou, les Bretons sont vraiment partout ;) Clin d’œil.
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Mais avant ça, nous franchirons les ruelles qui sentent la pisse de chien (Ici, les chiens sont comme les vaches sacrées en Inde, les habitants n’ont plus le droit de les tuer et les bestioles pullulent à vitesse grand V) et où les ordures font partie du paysage. Ici en matière d’environnement, inutile de dire qu’il y a tout à faire. C’est parfois choquant, même un peu usant au niveau visuel… Mais c’est aussi ça le Pérou, un pays aux contrastes (misère, développement, crasse, paysages naturels incroyables…) saisissants !
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Le plat pays : De Bruxelles à Amsterdam (29.04 au 7.05)

16 Mai

On laisse derrière nous le Grand Ballon pour le plat pays. Et ce n’est pas peu dire. De La Belgique à la frontière du Danemark, nous n’avons jamais dépassé les 160 m d’altitude. En Hollande, on a même passé la plus grande partie de notre temps sous le niveau de la mer. Pour les amateurs de terrains accidentés et torturés que nous sommes, le Benelux a quelque chose d’un peu facile !

Nous n’avons jamais été aussi bas de notre vie !

Mais c’est sans compter les siècles de travaux de drainage par canaux. En effet, jadis, l’eau de milliers de canaux était remontée et évacuée par des vis sans fin, actionnées par les moulins à vent. Aujourd’hui, ce sont des moteurs qui activent des vis aux dimensions gigantesques.

Ce qui frappe en arrivant dans cette partie de l’Europe – en comptant aussi l’ouest de l’Allemagne que nous avons traversé d’un seul trait -, ce sont tous ces chantiers pharaoniques. Ponts, routes à 12 voies, rocades, échangeurs, torchères, grands ensembles industriels… On sent bien qu’une (bonne) partie du cœur économique de l’U.E. se trouve ici. Ici, tout se croise : est/ouest, nord/sud… Le trafic des poids lourds est incessant. Les fleuves sont maîtrisés en canaux pour porte-containers. Sous nos yeux, des enfilades de ports : Hambourg, Düsseldorf, Hanovre, Rotterdam… Mais aussi et surtout, de vraies perles. Bruxelles et Amsterdam, en tête.

Pour aller à la rencontre du plat pays, Cécile (la sœur jumelle de Carole) et Antoine, son copain, nous ont rejoints à Bruxelles avec l’idée de visiter cette grande capitale européenne mais aussi sa voisine, Amsterdam. Ainsi que passer du temps en Hollande, un pays qui nous attire beaucoup. L’occasion pour nous tous de se retrouver et de partager un peu de cette grande aventure.

Cécile et Antoine devant leur nouveau palace 5 étoiles

Bruxelles, on y passe juste une nuit, le temps de ranger les victuailles ramenées du pays en excédent bagages (merci encore à vous deux ! On a d’ailleurs tout récemment attaqué un pâté à la châtaigne… Hum, la gastronomie française, c’est quand-même ‘achement bon), et on décide d’avancer tranquillement vers Amsterdam, d’abord par la côte Ouest (Noordwijk aan Zee, Keukenhof, Haarlem), puis, par les petits villages pittoresques de l’Ijseelmeer, sur la côte Est (Edam, Monnickendam…). On s’ébahit devant la Hollande, ses milliers de vélos, ses champs de tulipes à perte de vue (à condition d’être là à la bonne saison – avril/mai -, of course), ses moulins à vent, ses coffee-shops… Et LA digue. La digue, c’est dingue. Dès que vous approchez de la côte (et la côte, c’est un bon morceau du pays !), vous voyez l’horizon et à l’horizon, vous voyez pas la Mer du Nord, mais… la digue ! Elle fait 10 m de haut pour 500 km de long. C’est le paradis des moutons à tête noire car ici l’herbe fraîche a remplacé le béton. Aussi, à s’y pencher de plus près, voir cette longue langue herbeuse découper l’horizon, en fait, c’est pas si moche.

Bivouac à Warder, près de l’Ijsselmeer et de sa digue

Notre premier ébahissement en Hollande revient aux Moulins de Kinderdijk, un site classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO. Un ensemble de 19 moulins à vent datant du XVIIe siècle, que l’on découvre sous un soleil agréable. C’est un peu l’image d’Épinal de la Hollande, mais on tombe nous aussi, sous le charme.

Ceci n’est pas un moulin

Ce premier jour en Hollande nous offre aussi un curieux événement : La Fête de la Reine. Une véritable fête nationale qui voit tous les Hollandais se parer d’orange fluo (génial !) quand ils ne font pas flotter au vent leur joli drapeau tricolore. Le soir venu, c’est grosse fiesta dans tout le pays.

Rassemblant la foule des grands soirs (du genre, la foultitude de la Fête de la Musique dans le centre de Toulouse) autour de la bonne vieille formule magique : alcool (et/ou bière, au choix) à gogo sur fond de dance pourrie. On s’infiltre dans la masse, au cœur de Katwijk, un petit village en bord de mer, bien évidement paré aux couleurs nationales, qui nous offre un magnifique feu d’artifice pour l’occasion, à deux pas du camping où nous avons posé Touky.

Viennent ensuite dans cette Hollande de carte postale, les non moins fameux champs de tulipes, rassemblés autour de Keukenhof (où se trouve l’un des plus grands jardins au monde, mais que l’on a pas fait à cause d’une météo capricieuse et de son tarif assez onéreux). Un festival de couleurs assez incroyable, que l’on aurait aimé auréolé de rayons de soleil. Mais les cieux n’ont pas été avec nous ce coup-ci.

Touky Into The Wild

Le plus dingue, c’est que toutes ces fleurs de tulipes ne sont pas exploitées. Seuls, les bulbes sont récupérés pour être ensuite vendus. Aussi est-il assez triste de voir ces milliers de fleurs englouties suite au passage d’étranges machines qui ne leur laissent aucune chance de survie. Une sensation de gâchis un peu bizarre. Mais toujours est-il que l’on ne se lasse pas de contempler ces dizaines de couleurs éclatantes inonder les champs et nervurer l’horizon.

La ville de Haarlem (soit dit en passant, ce sont bien des immigrés de cette ville qui ont donné le nom, en arrivant, au fameux quartier nord de NY) nous offre quant à elle, ses meilleures frites (Vlaamse Friet), une délicieuse bière artisanale (la Jopen) parfumée à souhait… et de drôles d’urinoirs urbains que les gars verraient volontiers implantés dans la ville rose (M. le Maire, si vous nous entendez).

La Jopen, une bière artisanale brassée à Haarlem

De quoi nous inviter à continuer vers l’est. D’abord avec la belle Edam (oui, c’est bien ici qu’est né le fromage du même nom, mais il ne se fait plus là aujourd’hui), ses ruelles étroites, ses canaux paisibles et ses ponts à levis. Pour arriver jusqu’au petit port ensoleillé de Monnickendam. Deux haltes magnifiques qui finissent définitivement de nous persuader que la Hollande est le pays des maisons de poupée (aux intérieurs tout droits sortis des catalogues Ikéa), où tout semble presque irréel car trop parfait (jardins, façades, haies – trop ? – rectilignes, intérieurs impeccables…) et où l’on a l’impression que des faux-gens vivent dedans.

Jadis, les maisons étaient penchées vers l’avant pour faciliter la montée des charges au grenier (Edam)

Nous abandonnons ces belles maisons bourgeoises pour continuer notre route vers Amsterdam.

Amsterdam, la ville de tous les péchés (surtout, lorsque l’on arrive par la gare – Centraal Staation -). Le Quartier Rouge, c’est chaud. De jolies créatures derrière des vitrines, tentent de charmer le gros poisson (quand le rideau n’est pas tiré). Bon, en fait, pour tout dire, en vrai de vrai, c’est assez crade et assez zarb de voir se dandiner des nénettes dans des minuscules pièces aux murs ou au sol en céramique (comme dans les boucheries) pour attirer le chaland. En fait, ça sonne un peu faux, du genre surfait. Même les coffee-shops, qui laissent pourtant émaner de bonnes odeurs de marijuana, nous font ni chaud, ni froid. Bref, on a plus vingt ans ! On préfère laisser ces « plaisirs interdits » aux années adolescentes et on trace notre chemin (à vélo bien sûr). Car Amsterdam, cela va de soi, ce n’est pas que ça.

A Amsterdam, on est Anonymous…

Non loin du Dam (la grosse place centrale à l’effervescente égale au trafic des vélos dans la cité), ça sent le hareng frais à s’envoyer entre deux tranches de pain, avec des oignons frais. Alors qu’ici et là, se dévoile une architecture aux facettes multiples, souvent conditionnée par l’étroitesse des rues et des canaux. Hop ! Un coup, des maisons flottantes, un coup, des maisons semi-immergées tandis que d’autres ont les pieds bien au sec. Mais toutes ont un point commun : vous pouvez, en passant devant, voir l’intérieur de la maison… Pas de rideaux ni de volets. On peut dire qu’ici, la rue a pignon sur… le salon !

Il y aurait mille choses à écrire sur la beauté (parfois cachée) de cette ville étonnante, lovée dans un ciel laiteux, entre ciel et canaux. Ce bout de terre majestueux qui semble combiner l’ambition décontractée des grandes villes et le calme vaporeux des campagnes.

Sylvain au pays du bulbe (Marché des Fleurs d’Amsterdam)

Une ville que l’on a tous beaucoup aimé. Que l’on a volontairement écumée, traversée, le vent dans les cheveux, à coup de vélo et de ferry (gratuit, s’il vous plaît). Et que l’on chérira longtemps, comme l’on garde en bouche ce petit goût de Gouda vieux, sur un lit de bière (la Tempel Bier ou La Trappe de préférence). Of course, la « taille du lit » varie selon qui tente l’expérience… Pas vrai, Antoine ?

Bref, allez la découvrir (sans oublier le reste du pays, vraiment fabuleux), vous y écrirez aussi votre histoire.

Puis arrivent les derniers jours avant de devoir quitter Cécile et Antoine. L’on décide de passer par Bruges. Nous ne sommes pas déçus du détour, découvrant une place grandiose,  calée (encore !) entre de charmants canaux.

Grand Place de Bruges

On roule jusqu’à Bruxelles, la belle. Et, à l’orée d’un camping (tenu par le plus vieux club de campeurs d’Europe, siouplé…), l’on rencontre la Belgique, la vraie. L’accentuée, la vol-au-ventée.

Il nous reste un jour et demi pour découvrir Bruxelles, cela nous suffit pour goûter aux meilleures frites de la ville, faire le tour de la Grand-Place, découvrir le quartier du Parlement Européen, photographier le Manneken Pis et même aller se réchauffer dans un estaminet.

Mais aussi faire des trucs aussi dingues que retrouver l’endroit où vit Tintin, dégoter les meilleures gaufres belges du coin (avec le supplément Top Bonnard : la cassonade à la cannelle ou au Speculoos), toucher les bijoux de Gaston Lagaffe et découvrir que vouloir mater un Space Invader en voiture peut causer un accident…

Vous nous croyez pas ? La preuve en images (toutes les preuves seront déposées dans l’album photo).

On a retrouvé où crèche Tintin !

Bref, après tout ça, arrive forcément l’instant de la séparation. Entre émotion et (franche) rigolade.

En effet, nous larguons nos deux compagnons de route sur un pauvre bout de parking car avec notre engin au gabarit sur-développé (calmos, calmos, on parle de Touky là…), on ne peut même pas accéder aux « Départs » (joliment appelés « Kiss and Ride » au passage).

Et l’on ne peut les laisser s’échapper sans les remercier pour :

– toutes leurs attentions

– leur présence

– leur patience (à 4 dans un spacieux Touky-hôtel de… 7 m2)

– le somptueux cadeau gentiment laissé en prêt (Dieu GPS que Sylvain bénit depuis tous les jours)

– et tout le reste que l’on taira ici

Désormais, nous sommes seuls sur la route, pour découvrir le Danemark, une nouvelle contrée que l’on rêve d’arpenter…

Ce n’est qu’un aurevoir…

La suite au prochain épisode…

Retrouvez PLUS d’images dans la rubrique Albums Photos désormais mise à jour !

L’Alsace, c’est classe (27 et 28.04)

13 Mai

C’est avec stupéfaction que nous découvrons le Grand Ballon (Massif des Vosges), ses collines ensoleillées jonchées de vignes et ses villages tous plus beaux les uns que les autres. Il flotte ici comme un air de vacances. Les Alsaciens nous en voudront d’écrire cela mais Louis XIV n’avait pas tout à fait tort de dire que l’Alsace est un très beau jardin. Kaysersberg, Riquewihr, Ribeauvillé, Colmar (3 étoiles pour la rédaction) et Strasbourg (avec 29 degrés au compteur, nous obligeant à nous tremper les pieds au jet d’eau de la place Kléber et à engloutir une bonne glace italienne)… On en prend plein les mirettes avec cette avalanche de façades colorées où colombage rime avec beau plumage. Si une année, vous hésitez pour vos vacances, faites un saut en Alsace et arrêtez-vous manger un bretzel. OK, c’est super cliché mais c’est surtout très bon ! (dixit qui vous savez).

Un Indien dans la ville (Colmar, un nouveau coup de coeur)

La seule fausse note de notre périple alsacien, c’est la remarque d’un ancien, à la terrasse d’un café, qui interpelle Krol en ces termes :

–          Bonjour !

–          Bonjour !

–          Vous êtes fiancés ?

–          Euh… Oui, on peut dire ça…

–          Ahhh… Monsieur est mieux que le Noir de l’an dernier…

–          […]

Silence… Nous sommes interloqués. Du lard ou du cochon, nous sommes restés bien cons…

Bon, sinon l’Alsace, c’est aussi le coin où Krol a fait ses premiers pas au volant de Touky, sur le voyage … Une vraie Loeb du bitume !

Sébastien-Krolou aux manettes !

La suite au prochain épisode…